Vision Paname

Si d’aventure, en vous promenant entre Montmartre et Château rouge, vous croisiez Creps & Bang, sachez qu’ils sont faciles à différencier : Creps, c’est le rouge, Bang, le bleu. En même temps, il y a peu de chance que cela arrive, vous les trouverez plutôt dans leur laboratoire, en train de manipuler des machines bizarres, de composer des menuets electro-pop ou de revisiter les artistes qu’ils vénèrent : Daniel Darc, Taxi Girl ou… Daniel Darc. Il est d’ailleurs à noter que, plutôt que commencer à cinq et terminer à deux, Vision Paname a gagné un temps précieux en optant d’emblée pour le format duo. Format qui est aussi celui d’Elli et Jacno, des Rita Mitsouko ou d’Erasure, des références qu’ils ne renieraient pas.
Qui sont vraiment Creps Bangs ? Ne comptez pas sur cette bio pour répondre à une question aussi triviale.
Je me contenterai d’énoncer quelques faits, à savoir que la voix de Creps est une caresse qui me rappelle celle du soleil couchant sur Es Cavallet (même si, pour sa part, Creps est plutôt quais de Seine) et que Bang tire de ses synthés des sonorités que je n’avais plus entendues depuis très longtemps, disons depuis Gary Numan.
Leur plan de conquête du monde, même pas machiavélique, car Creps pas plus que Bang ne vous veulent pas de mal, a déjà commencé. Au Mexique, Vision Paname compte ses fans par centaines de milliers grâce à leur titre « Music Televison », présent dans la série Netflix Luis Miguel, et les téléspectateurs franco-allemands d’Arte les ont découverts grâce à leur « Sex Emotion » qui rythme le téléfilm Noces d’or. Les prochaines étapes sont la sortie du single « Aussi belle qu’une balle », puis d’un EP contenant « Le seul garçon sur Terre », extrait du premier album solo de Daniel Darc qu’avait réalisé Jacno.
Quelque chose me dit que vous allez beaucoup aimer Vision Paname, car vous avez bon goût,
je le sais.

Pierre Mikaïloff